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Revue éthique
EEP / Revue éthique / Mémoires :Mémoires
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Auteur : Dominique NDEH Texte : La maladie qui atteint lhomme le fragilise et lui rappelle sa vulnérabilité, sa finitude et sa passibilité. Mais, la maladie ne peut détruire daucune manière la dignité de la personne humaine. Cette dignité est inaliénable et inaltérable y compris pour les malades. Elle doit être défendue en humanisant la période de la maladie par la pratique du garde-malade. La maladie ne doit pas servir de prétexte pour remettre en cause la dignité humaine. Année : 2008-09-01 Type : dignité, sollicitude
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Auteur : Ignace Yapi Ayenon Texte : La vie, rapportée à léchelle du protoplasma, est identique chez les animaux et les végétaux. Telle est la thèse développée par Claude Bernard, dans ses Convaincu que la vie apparaît, sous sa forme la plus élémentaire, non dans la cellule, mais dans le protoplasme, il trouve dans lunicité du chimisme protoplasmique le fondement de lunité vitale : dans le protoplasme animal comme dans le protoplasme végétal, la vie résulte de la conjonction des activités de création et destruction organiques. La thèse de lunité vitale propose ainsi la démonstration chimique de lidentité de la vie. Mais elle nen conclut pas à lidentité des vivants. Son enjeu est épistémologique: fonder la physiologie générale comme base de la médecine expérimentale. Année : 2007-10-01 Type : physiologie, épistémologie, Claude Bernard
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Auteur : Anne Lécu Texte : En milieu carcéral, les soignants sont amenés à côtoyer des personnes dont la demande de soins est bien souvent liée à une souffrance qui nest pas seulement physique ou psychique mais existentielle, secondaire à lincarcération, à ses causes et à ses conséquences. Année : 2007-01-01 Type : souffrance, prison
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Auteur : Thierry COLLIN Texte : Vivre le corps porteur dune escarre sacrée invasive est lexpérience dune vulnérabilité poussée à son comble. Le processus lésionnel, avec la fuite des éléments vitaux de lorganisme, est un supplice autant pour le corps que pour lâme. Elle affaiblit davantage le statut des sujets déjà altéré par une paralysie motrice. Lagencement du corps alité et la localisation insidieuse de la plaie encouragent les incertitudes sur la puissance de cette enveloppe et sur sa croyance en tant que support de lexistence. Les personnes malades séloignent progressivement de leur corps traumatisé par leffet néfaste du repos pour finalement sen détacher. Ce bouleversement psychique qui samorce naît des relations entremêlées ou pas du corps et de lâme. Lexercice philosophique sappuie ainsi sur les théories de René Descartes et de Maurice Merleau-Ponty pour rendre compte de la phénoménologie du déni des patients à légard de leur entrave. Lénigme coïncide vraisemblablement au tourment lié à la quête dune liberté. Année : 2006-07-05 Type : souffrance, ame-corps, escarre
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Auteur : Christophe Pacific Texte : Consensus déquipe, conférence de consensus, objectifs consensuels, le consensus est aujourdhui devenu un outil de gestion incontournable ; il est partout ou plutôt nulle part ! Un bouche-trou pour fonder des normes et légitimer un utilitarisme ambiant. Il gagne du terrain, il sinsinue dans les équipes pour légitimer des actes de soins. Cest au cur du débat que se détermine léthique du consensus et quune exploration mérite dêtre menée pour y décrypter les enjeux et le sens des conclusions... Année : 2006-06-01 Type : discussion
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Auteur : Michel Geoffroy Texte : Le mouvement pour les soins palliatifs, à linstar de la société française, a du mal à reconnaître ses racines idéologiques et religieuses. Il se tourne vers l « humanisme » pour évoquer ses fondements éthiques, vers une « philosophie du sujet » pour définir son cadre conceptuel. Il ne saurait être question pudeur, timidité, fausse conception du respect de lautre ? , le plus souvent, de dire que la pratique de cette forme de soin est largement influencée par les valeurs bibliques et notamment chrétiennes. Pourtant, affirmer son identité, reconnaître sa filiation nest-il pas le premier devoir que lon doit, au nom de la vérité, à lautre ? Nest-ce pas là le premier respect quon lui doit ? Année : 2006-03-01 Type : soins palliatifs, christianisme
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Auteur : Béatrice Birmelé Texte : La non-adhésion au traitement est le reflet de la difficulté, pour un patient ayant une maladie chronique, daccepter sa maladie et le traitement. La législation française récente impose le droit du patient à refuser un traitement. Mais est-ce que cette autonomie autorise le patient à faire nimporte quoi, en fonction de son désir immédiat ? Lautonomie, telle quelle est définie dans le monde anglo-saxon laisse la liberté, mais aussi la responsabilité au patient de se déterminer pour un traitement et un comportement qui lui semblent le plus adéquat. Cela réduit la relation soignant-soigné à une relation contractuelle. Au contraire, lautonomie gouvernée par la raison pratique nécessite un comportement adapté à la maladie, acceptant le traitement permettant la survie la meilleure, même si celui-ci est contraignant. Dans ce cas il reste une place pour lempathie, la sollicitude et la responsabilité du soignant. Comment le patient peut-il arriver à avoir un comportement autonome, tel que lui-même laura déterminé, alliant désirs et raison, trouvant une juste mesure entre les contraintes de la maladie et une qualité de vie acceptable ? Cest au soignant de lécouter, de laccompagner, de laider à faire des choix et des compromis, de maintenir une relation alliant dialogue et respect mutuels. Année : 2006-01-01 Type : autonomie
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Auteur : Raphaël Célis Texte : Le présent article se propose d\'exposer l\'éthique médicale de Viktor von Weizsäcker en s\'appuyant sur le renversement épistémologique opéré par ce dernier pour définir le statut de l\'activité clinique... Année : 2006-01-01 Type : anthropologie, Weizsäcker, corps-technique, médecin-malade
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Auteur : Jean-Pierre Graftieaux Texte : léthique pose la question du « qui » avant celle du « pourquoi ». Une approche quautorise lontologie heideggerienne : lêtre humain qui a peur, se manifeste plus par ce quil est que par ce quil dit. Lindicible nest pas lincompréhensible. Lexistence en soi disqualifie les approches cartésiennes et pascaliennes pour saisir son essence : le concept dexistence ne subsume pas celui de la conscience, et ne renvoie à aucune transcendance. Mais la conscience morale est un mode dêtre de lexister. Année : 2005-09-01 Type : conscience, ontologie, conscience morale
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Auteur : Agnès Hémard Texte : Sortir de prison pour mourir près des siens amène le détenu puis le malade à traverser des temporalités bien différentes. De lexclusion de la société pour faute, de la solitude liée à lenfermement, de lattente de la libération, la suspension de peine pour raison médicale confronte le malade à une nouvelle exclusion, celle du mourant, à une nouvelle solitude la solitude de la personne en fin de vie et à lincertitude du lendemain. La mort du malade loblige à prendre conscience du temps quil reste à vivre. Le souhait de donner au mourant les meilleures conditions du mourir (si tant est quon les connaisse) oblige notre société à prôner le respect de la dignité pour expliquer la suspension de peine pour raison médicale. Est-il si inconcevable de penser quune personne détenue, gravement malade, puisse mourir en prison ? La question est complexe et nécessite quon sy intéresse en évitant de rendre des conclusions trop hâtives. Année : 2005-09-01
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Auteur : Jean-Pierre Graftieaux Texte : La consultation danesthésie ne saurait être conçue comme un contrôle technique des fonctions vitales du patient selon un protocole normé. Elle est un lieu où ce dernier vient dire sa peur, sa « pan-goisse » tant celle-ci présente les caractéristiques de langoisse. La recherche de cette pan-goisse renverse le déroulement de la consultation et conditionne son contenu éthique : elle laisse au patient dire ce quil a à dire et autorise sa rencontre. Signification dune inquiétude essentielle, la connaissance de la pan-goisse enjoint au médecin de souvrir à lhumain et lassigne à sa responsabilité de soignant. Un médecin vertueux, nous dirait Aristote, est celui qui, pour le Bien de son patient tiendrait ensembles, dans une juste tension les deux composantes, éthique et technique, de son acte. Année : 2005-06-01 Type : angoisse, anesthésie
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Auteur : Nathalie Ruaux Texte : Paris, octobre 2000. Lexposition Le corps mutant révèle, en écho à la semaine de la mode, des corps maquillés à outrance, modifiés par la chirurgie plastique, les tatouages, les piercings ou le body-building. Orlan considère son corps de femme-artiste « comme étant le matériau privilégié pour la construction de son uvre », Amanda Lepore se définit elle-même comme une « non genitical female », Robert Gligorov « s'amuse à cloner et à juxtaposer des matières organiques les unes avec les autres. Comme la science le fait aujourd'hui »... Pour lartiste australien Stelarc, lhomme du futur doit se soumettre aux technologies. Il est perçu comme une somme de pièces détachées. Il devient à linfini, modifiable, manipulable : un objet soumis à un environnement high-tech. Année : 2004-09-22 Type : body art, corps-technique
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Auteur : Philippe Bizouarn Texte : Acte consistant à faire un choix éclairé entre différentes possibilités, la décision médicale est le résultat dun jugement que le médecin porte sur cette situation concrète et incertaine constituée par la rencontre avec le patient, et ne peut se ramener à une procédure formelle reliant diagnostic et prescription. Année : 2003-11-07 Type : décision, rationalité médicale
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Auteur : Marie Garrigue-Abgrall Texte : La « bientraitance » est un nouveau concept véhiculé par des professionnels de l'enfance, des parents et des politiques. Que recouvre-t-il exactement ? Comment expliquer le passage de la maltraitance à la bientraitance, ces termes n'étant pas symétriques ? Quels changements implique-t-il dans nos représentations du bébé et du jeune enfant, aussi dans la nature de la relation de l'adulte à l'enfant ? Dans la « bien-traitance », de quel bien parle-t-on ? Du bien traiter, du bien faire, ou du bien de l'enfant ? Mais qui peut se dire bien traitant, bienfaisant, bien pensant ? Quand la bientraitance est évoquée dans un plan d'action politique, comment passer de la qualité d'une relation interpersonnelle à une planification ? Tendre vers la bientraitance de l'enfant, ne serait-ce pas se poser à chaque fois la question : quel serait le bien pour cet enfant là avec ces parents là et tout mettre en uvre pour que l'enfant puisse devenir un homme de bien ? Année : 2003-09-23 Type : bientraitance
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Auteur : Marie-Claude Fontan Texte : Un effort de compréhension simpose pour accéder au sens du réseau, à lêtre du réseau. Symbole du lien dans les relations humaines, il nous renvoie à une certaine idée et représentation du monde dans lequel lhomme prend place avec dautres hommes. Du centre vers la périphérie, de la périphérie vers le centre, le réseau de relations quadrille lespace de la vie humaine, habille et met en relief lorganisation sociale. Il nous révèle, en fait, la manière dont lhomme et les autres hommes se pensent, agissent dans le vivre ensemble pour constituer le lien social. Année : 2002-10-01 Type : hospitalisation à domicile (HAD), lien social, habitation, réseau
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Auteur : Michel Geoffroy Texte : Le temps de la Rencontre Prenant l'exemple de la fin de vie, il est possible de repérer les divers modes de temporalisation de chacun des acteurs dans la relation de soins (patients et leur entourage, soignants) et de comprendre que le temps des uns ne peut être celui des autres. Comment peut s'établir une relation éthique entre le soignant et le soigné ? Par une distensio animi qui ouvre la temporalité du soignant au cours d'une Rencontre avec le patient. La Rencontre se différencie de la relation en ce qu'elle est un événement nécessitant une vacance de temps (skholè), croisement du temps et de l'éternité. Cette skholè transforme le soignant en Patient, c'est à dire doué de la vertu active de Patience, capable de laisser advenir le temps de l'autre, le patient. Année : 2002-09-01 Type : rencontre, médecin-malade
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Auteur : Thierry Du Puy-Montbrun Texte : La question de lâme et du corps est, au fond, métaphysique. Des réponses quon y apportera dépendra lidée quon se fera de lhomme, de son rapport à lautre et au monde. La difficulté de cette question tient non seulement à la multiplicité des concepts élaborés à propos de ce que sont lâme et le corps et de ce quil peut en être de leur union, mais aussi, et surtout, au caractère quasi aporétique de linterrogation. Cela namène pas pour autant à renoncer car le questionnement est ici incontournable en ce quil atteint le plus profond de lhomme et souvre sur lénigme de lautre. Encore faudra-t-il être prudent et nenvisager cette recherche dun cadre conceptuel quen tant quhypothèse à valeur heuristique. Seront considérées, parmi les principales réponses philosophiques, celles qui ont été les plus influentes, en essayant dapprécier en quoi et comment elles façonnèrent lidée même de ce que peut être la condition humaine et, partant, les modalités de prise en charge de lêtre souffrant. Après avoir étudié les dualismes de Platon et de Descartes et montré en quoi ils peuvent atteindre à la notion même de personne, lapproche dAristote sera soulignée en ce quelle permet daccéder à la totalité de lhomme. Mais corps et âme relèvent-ils seulement de la question de lêtre et de lavoir ? La phénoménologie pourrait sur ce point apporter une contribution particulièrement féconde, dabord en supprimant les limites entre le corps et le monde, ensuite en ouvrant ce corps au corps dautrui. Année : 2002-09-01 Type : ame-corps
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Auteur : Françoise Rossi Texte : La science au service de la santé publique : c'est ce qui est demandé aux chercheurs qui tâchent d'augmenter le corps des connaissances relatives aux objets soumis, du fait même de l'incertitude scientifique qui les entoure, au principe de précaution. Au cours de la recherche faite ici, d'une évolution possible de la méthode scientifique qui admettrait alors une conséquence performative positive de l'absence de données positives, il est apparu que les scientifiques se sont trouvés pris au piège de leur « autorité suprême ». Pour la première fois dans l'ère moderne, qui fait complet crédit à la science objectivante, ils ont été sommés de répondre à l'exigence de l'homme politique. Mais dans cette situation particulière, ils se sont trouvés dépourvus des preuves mathématisées qui leur servent jusqu'à présent de piédestal. La confusion que font les hommes politiques entre évaluation et délibération dans les questions relatives aux objets soumis au principe de précaution mène ainsi les scientifiques à sortir de leur champ de compétence, à introduire dans leur pensée, alors qu'ils ont pourtant construit leurs expériences selon la méthode scientifique, un élément moral, un parasite non scientifique, de l'ordre de la croyance. Année : 2002-09-01 Type : précaution (principe de)
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Auteur : Philippe Svandra Texte : Chercher à définir la nature du soin lorsqu'on est soignant, c'est inévitablement revenir aux sources même de son engagement professionnel. Le soin constitue alors une forme d'impératif moral, une exigence vis-à-vis de soi-même qui nous pousse à répondre activement et sans condition à l'appel de celui qui souffre et demande de l'aide. En ce sens le soin s'apparente à une morale et un agir. Une morale, car par sa nature désintéressée le soin se définit comme l'expression de notre humanité. Il constitue ainsi une forme essentielle de don. Un agir car ce don pour autrui n'a de sens que s'il se traduit en actes. Pour cette raison le soin est clairement une praxis. En permettant au sentiment de s'ajouter à la raison, le soin peut donc se définir comme un agir compassionnel. En tendant à faire du malade un simple objet de soin, l'évolution des techniques médicales qui s'accompagne d'une rationalisation des pratiques va totalement à l'encontre de la nature profonde du soin. Année : 2002-09-01 Type : soin, soigné-soignant
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Auteur : Christian Gilioli Texte : Levinas a montré que l'acte médical était immédiatement éthique, puisqu'il concerne une relation entre des personnes. Et pourtant, il apparaît de plus en plus que la médecine renonce à la médicalité, emportée qu'elle est dans le mouvement du progrès technoscientifique, qui n'a que faire de la revendication du sujet en tant que sujet. Mais par-delà la médicalisation croissante de l'existence elle-même, il faut repérer les bouleversements auxquels l'éthique est confrontée, en lien avec une redéfinition de l'homme. Année : 2001-12-05 Type : médecine et médicalité, technique
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Auteur : Anne-Laure Boch Texte : Cas extrêmes, où le grand handicap confine à la mort de lesprit, les malades en état végétatif persistant sont la ran?on des progrès de la neurochirurgie et de la réanimation modernes... Année : 2001-09-01 Type : etat végétatif chronique (EVC)
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Auteur : Michel Geoffroy Texte : Le tableau de Brouillet « Une leçon clinique à la Salpêtrière » est ici utilisé comme parabole pour constater que le regard médical, en tant qu'il se réfère à une conception de l'homme héritée d'un cartésianisme réduit à une techno-science est intrinsèquement an-éthique, notamment parce qu'il est regard dans l'instant de la mécanique et néglige la temporalité des malades. Pourtant, toute la clinique née au début du XIXe siècle qui reste le paradigme médical dominant semble conforme au programme édicté par Descartes : épistémologique, il doit analyser, métaphysique, il doit être dualiste, concernant le temps, il doit le réduire à une succession d'instants. Il ne permet pas la rencontre avec les patients. Année : 2001-09-01 Type : rationalité médicale, médecine et médicalité, descartes
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Auteur : Véronique Vancutsem Texte : Les concepts d'esthétique et d'éthique se caractérisent par une prétention à l'universalité. Ce qui devient problématique quand un être humain se trouve confronté en médecine interne à une pathologie évolutive, ceci dans un environnement hospitalier. A toutes les époques, les philosophes vont réfléchir de différentes manières sur cette idée de l'esthétique, notamment dans la relation entre le beau et le bon. Comment définir une esthétique dans une vision holistique de la personnalité de chacun, dans une société où la représentation de la personne est très forte ? Si l'homme est une fin en soi, comment ce dernier peut-il cheminer sans préjudice vers un idéal qui s'impose à lui en toute sérénité ? Année : 2001-09-01 Type : habitation, esthétique
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Auteur : Jean-Claude Fondras Texte : La règle du « double effet » est souvent mise en avant dans la casuistique des cas difficiles en soins terminaux. Une revue de la littérature rend compte des échanges contradictoires autour de cette règle. Année : 2001-09-01 Type : euthanasie, soins palliatifs
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Auteur : Francoise Brulliard Texte : La biologie ne s'est que tout récemment confrontée à la problématique du consentement. Cette évolution de la pratique médicale souhaitée par le corps social s'est accélérée à la suite de l'irruption du droit dans l'univers médical... Année : 2001-09-01 Type : consentement, génétique (tests)
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Auteur : Marie-Claude Fontan Texte : Avant tout, qu'entendons-nous par cette notion de crise ? Mouvement de forces antagonistes, mouvement de et dans la pensée, mouvement de la vie, la crise est ce moment situant le questionnement à la croisée d'un chemin : anéantir ou construire. Que va dévoiler cette crise ? Année : 2000-09-01 Type : habitation, lien social
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Auteur : Isabelle Beurrois et Marie-Claude Fontan Texte : La domus, le domicile, lieu de soins, quelle étrange affaire ! Et pourtant, penser la domus, cest porter son regard sur un lieu, le lieu de vie de lhomme. Un lieu qui dévoile les différents espaces de son humanité, un lieu qui met en lumière le lien intrinsèque et symbolique qui unit lhomme à son habitation. Rapport symbolique sil en est, puisquil nous renvoie dans la dimension de lêtre, à la condition humaine qui consiste à habiter cette Terre comme mortel. Année : 2000-09-01 Type : hospitalisation à domicile (HAD), habitation
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